Expérimentation paillages hors-sol

L’expérimentation Divabio 2025 s’est déroulée chez Guillaume Cavalerie et portait sur des relevés de température de différents paillages hors sol afin d’améliorer la précocité des légumes primeurs.
En 2024, l’expérimentation reposé sur des relevés de température en fonction de différentes couvertures retrouvez le bilan 2024 ici.

Les thermoboutons ont été enterrés en milieu de planche à 10 cm de profondeur. Une sonde « température air » a également été installée dans la serre.
L’objectif était de suivre la température sous différents paillages hors-sol.

Le suivi a porté sur de la pomme de terre primeur, variété Jeannette, calibre 25/40, pré-germée 3 semaines au chaud. Le sol a été travaillé au rotavator et la plantation réalisée le 31 janvier 2025. Toutes les modalités ont été couvertes d’un voile P30 (voir photo).
La pomme de terre primeur est vendue 5 €/kg en vente directe (marché et magasin de producteurs). Le producteur obtient habituellement 2 kg/m² en début de récolte et jusqu’à 3 kg/m² en fin de récolte.

Les thermoboutons ont été installés le 12/02/2025 et retirés le 16/02/2025.
Cinq modalités ont été suivies (voir graphique) :

  • Bâche marron « thermique »
  • Bâche noire
  • Toile tissée 130 g
  • Bâche transparente
  • Témoin : sol nu
Résultats – Sommes de degrés

Les bâches plastique noire et marron sont les plus chaudes, tandis que la toile tissée est clairement la plus froide.
Ordre décroissant :

  • Noir / Marron : ≈ 33 300 degrés
  • Transparent : 32 700 degrés
  • Sol nu (témoin) : 31 900 degrés
  • Toile tissée : 30 300 degrés
  • Température air serre : 29 600 degrés
Moyennes de température

Les moyennes sont proches entre modalités, sauf pour la toile tissée qui se rapproche de la température air :

  • Noir / Marron : 15 °C
  • Transparent & Sol nu : 14,5 °C
  • Toile tissée : 13,75 °C
  • Air serre : 13,43 °C

On observe sur la courbe que la bâche transparente était plus chaude en février, puis a progressivement baissé pour rejoindre les autres modalités.

Observations agronomiques
  • Bâche transparente : ne contrôle pas les adventices. La pomme de terre pousse parfois entre bâche et sol → nécessité de repasser manuellement pour guider les feuilles dans les trous.

  • Toile tissée : retard thermique net. Sur les photos du 18 mars, les plants sont plus trapus, moins filants, mais avec un stade légèrement en retard.

Rendements

Malgré les différences de températures, aucune différence notable n’a été observée en précocité ou en rendement. Les modalités se sont rattrapées et un rendement global d’environ 3 kg/m² a été obtenu.

Le soufre élementaire

Soufre élémentaire — Bon usage en maraîchage bio

Le soufre est essentiel, il peut aussi acidifier des sols alcalins et améliorer la disponibilité des nutriments — à condition d’être utilisé au bon moment et sous la bonne forme.

Attention : une analyse de sol est obligatoire avant de réaliser un apport.

Exemple d’application (Soufre + Bentonite)
  • Dosage (par an) :
    • jusqu’à 80 kg/ha avec un pH >8
    • 50-60 kg/ha avec un pH>7.5
  • Apporter le soufre sur toutes les surfaces plein champ et sous abris (y compris les passe pied)

Attention : Il s’agit ici d’exemple d’application, l’apport de soufre doit se faire sur appuie d’une analyse de sol et d’un technicien.

Quand l’apporter ?

Automne (octobre) pour le soufre élémentaire. Pas au printemps.

  • Minéralisation lente : le sulfate serait disponible en août (peu utile).
  • La transformation consomme de l’eau (compétition en été).
  • Par chaleur + sol sec : volatilisation (SO₂) → pertes.
    Formes disponibles
    • Soufre élémentaire pur 99,9 % (granulométrie fine, pastilles).
    • Soufre + bentonite (~10 %) : meilleure mise en contact/assimilation.
    • Alternatives fin d’hiver : sulfate de potassium ou sulfate de calcium.
    Logistique collective

    Possibilité d’achats groupés (sacs de 25 kg) à organiser entre maraîchers.

    En résumé
    Levier Clé d’utilisation
    Objectif Apporter du S lentement minéralisable sans concurrencer l’eau estivale.
    Moment Automne (octobre) — éviter le printemps.
    Sécurité EPI + gestion du pH et des apports associés.
    Alternatives Sulfates (K ou Ca) en fin d’hiver si besoin tardif.

    Sclérotinia du haricot

    Sclérotinia du haricot (Sclerotinia sclerotiorum)
    Sclérote haricot
    Sclérote pouvant survivre plusieurs années dans le sol

    Le sclérotinia est une maladie fongique sur haricot sous abri comme en plein champ, particulièrement en milieu frais, humide et peu ventilé. Il se conserve dans le sol sous forme de sclérotes (organes noirs très résistants), pouvant survivre plusieurs années.


    Symptômes à observer
    • Flétrissement brutal de tiges ou rameaux
    • Mycélium blanc cotonneux sur collet ou tiges
    • Sclérotes noirs visibles dans les tissus nécrosés ou sur sol
    • Progression rapide par contact plante à plante

    Facteurs favorisants
    • Humidité élevée, condensation, irrigation par aspersion
    • Densité excessive → manque d’aération
    • Résidus infectés laissés au sol
    • Rotation courte avec espèces sensibles (salades, carotte, betterave, courges…)

    Gestion et prévention
    Levier Actions recommandées
    Hygiène Arracher et sortir les foyers avec motte — ne pas composter
    Ventilation Aérer serre, éviter excès de feuillage (espacement / taille)
    Irrigation Favoriser goutte-à-goutte, éviter l’aspersion
    Rotation 5–6 ans sans cultures sensibles sur la zone contaminée
    Couvert du sol Éviter trop d’humidité piégée (bâches non perforées, etc.)
    Bio-contrôle Possible usage de Coniothyrium minitans sur zones à risque
    D’autres photos sont disponibles dans l’article.

    Achat – revente sur une ferme

    Faire de l’achat-revente sur sa ferme

    L’achat-revente sur une ferme peut avoir un intérêt lorsqu’on souhaite proposer une gamme de légumes plus diversifiée, ou vendre des productions difficiles à faire chez soi — par exemple le poireau ou la pomme de terre quand on n’est pas ou peu mécanisé.

    Il est tout à fait possible de le faire, mais en respectant certaines règles. De plus, il est important de savoir qu’il existe plusieurs définitions de l’activité agricole : une juridique, une fiscale et une sociale. Les règles sont différentes pour ces 3 définitions avec des modifications chaque année, il est conseillé de vous faire accompagner dans ces démarches.

    Voici un récapitulatif :

    • Régime réel :

    Lorsque l’entreprise est soumise à un régime réel d’imposition, il est possible d’intégrer l’achat-revente dans le bénéfice agricole tant que ces recettes restent accessoires : environ 30 % du chiffre d’affaires et sans dépasser 100 000 € (moyenne sur les 3 dernières années).

    Je cite :
    “Les produits des activités accessoires […] réalisés par un exploitant agricole soumis à un régime réel d’imposition peuvent être pris en compte pour la détermination du bénéfice agricole lorsque […] la moyenne annuelle des recettes accessoires commerciales et non commerciales de ces trois années n’excède ni 50 % de la moyenne annuelle des recettes tirées de l’activité agricole au titre desdites années, ni 100 000 €.”  Lire plus

    • Micro-BA :

    Au régime micro-BA, il n’est pas autorisé de rattacher le chiffre d’affaires de l’achat-revente au chiffre d’affaires agricole. Il n’est pas non plus possible de créer une micro-BIC pour une activité qui serait en réalité une extension de l’activité agricole.

    Je cite :
    “Les exploitants agricoles relevant du régime des micro-exploitations (ou micro-BA) […] sont exclus du champ d’application de l’article 75 du CGI et ne peuvent pas rattacher à leur bénéfice imposable sous ce régime les recettes accessoires […]”  Lire plus

    et également :
    “Les recettes accessoires commerciales ou non commerciales réalisées par les sociétés civiles relevant du régime micro-BA sont imposées distinctement, selon un régime réel d’imposition[…].”  Lire plus

    Donc l’achat-revente est bien considéré comme une recette accessoire commerciale et ne peut pas être intégrée dans le micro-BA.

    Donc comment faire ?

    Déclarer un BIC avec le même SIREN, sans créer une nouvelle entreprise :

    • Déclarer l’activité commerciale (achat-revente) via le guichet INPI
    • Ajouter un second code APE (ex. 47.21Z)
    • L’administration crée deux catégories fiscales sur le même SIREN :
      • Micro-BA pour l’activité agricole
      • BIC réel pour l’achat-revente
    • La déclaration se fait sur la 2042-C-PRO dans deux rubriques distinctes

    → Même SIREN, deux catégories fiscales séparées.

    Je vous conseille de vous faire accompagner pour réaliser ces démarches, vous pouvez contacter l’AFOCG ou la Chambre d’Agriculture d’Aveyron.

    Et sur le plan de la commercialisation ?

    Il est important d’être transparent avec le client et de bien séparer visuellement les produits issus de la ferme et ceux provenant de l’achat-revente. En cas de contrôle, il est indispensable de disposer des factures des légumes achetés ; ces factures peuvent également attester d’un éventuel label AB sur les produits revendus.

    Tunnel nantais F1

    Les tunnels nantais F1 sont une évolution des tunnels classiques, conçus pour la production de légumes primeurs.
    Ils permettent de gagner plusieurs semaines de précocité sans mobiliser les serres et avec moins de main-d’œuvre grâce à leurs trous d’aération intégrés, supprimant les ouvertures quotidiennes.


    Intérêt agronomique

    Les cultures primeurs (carotte, épinard, betterave, etc.) assurent une entrée économique précoce et la fidélisation des clients avant l’été.
    Le tunnel F1 permet :

    • Une production très précoce (semis/plantations dès janvier) ;
    • Une meilleure aération naturelle ;
    • Une réduction du plastique jetable et des manipulations quotidiennes.

    Matériel et caractéristiques

    Élément Spécification
    Arceaux Mémoire de forme, 2,40 m, acier brut (fournisseur : Gauget)
    Bâche thermique 200 µm, largeur 2,50 m
    Fixation Silosac avec gravier roulé
    Aération Trous Ø 8 mm tous les 50 cm à 2/3 de la hauteur
    Nombre d’arceaux 28 pour 20 m – 40 pour 30 m

    Option : protection climatique supplémentaire (à retirer fin mars / début avril).


    Mise en place

    1. Disposer les arceaux tous les deux pas (10 cm d’enfouissement).
    2. Déployer la bâche 200 µm sur le côté et la tendre.
    3. Mettre 2 à 3 silosacs par extrémité.
    4. Poser la deuxième rangée d’arceaux pour pincer la bâche.
    5. Réaliser les trous d’aération à la scie-cloche Ø 8 mm.

    ⚠️ Placer les arceaux dans les trous de plantation pour éviter de percer la bâche tissée.


    Gestion et entretien

    • Irrigation : installer le goutte-à-goutte avant bâchage. Arroser avec précaution pour éviter l’asphyxie.
    • Binage : possible en mars ou avril.
    • Durée d’utilisation : jusqu’à fin avril selon climat.

    Exemple d’usage

    Semis de carotte précoce en janvier, sous tunnel F1, permettant une récolte dès début avril, sans occuper les serres.

    Le melon palissé

    Le melon palissé est une technique intéressante pour les maraîchers diversifiés. Elle permet d’étaler les récoltes sur environ 5 semaines, d’optimiser l’espace et d’améliorer la gestion sanitaire grâce à une meilleure aération du feuillage.


    Variété et itinéraire

    • Variété : Jenga F1 — vigoureuse, goûteuse, bonne conservation, type charentais (~1 kg).
    • Semis : semaine 13 en pépinière (mottes 60×60 mm, 18–22 °C, sur nappe chauffante).
    • Plantation : semaine 18, stade 3 vraies feuilles, 45 cm entre plants sur planche de 75 cm.
    • Récolte : à partir de la semaine 31, sur 4–6 semaines.

    Fertilisation et irrigation

    • Besoins : 140 N – 30 P – 170 K + 40 Mg.
      → Ajuster selon analyse de sol, apport possible en bouchons + Patentkali.

    • Irrigation :

    • Plantation : aspersion (10 mm/2 jours pendant 1 semaine).
    • Ensuite : goutte-à-goutte.
    • Besoins hydriques selon ETP :
      • Floraison : 30 %
      • Grossissement : 80–100 %
      • Maturation : 50 %
    • Bassinages utiles en été pour limiter les ravageurs.

    Palissage et taille

    • Conduite sur un fil unique, fruits portés par les gourmands.
    • Étapes clés :
    1. Retirer tous les gourmands et fleurs sur les 30 premiers cm.
    2. Conserver ensuite tous les gourmands, taillés à 2–3 feuilles après le fruit.
    3. Passer la tête du plant au-dessus du fil horizontal pour supporter le poids.
    • Utilisation possible de clips pour maintenir la tige.


    Récolte et conservation

    • Cueillir 2 fois par semaine en période chaude.
    • Stade de récolte : jaunissement + craquelure du collet.
    • Conservation : 1 semaine à 5 °C en chambre froide.

    Suivi sanitaire

    Ravageur / maladie Symptômes Prévention / Gestion
    Oïdium Feuilles blanchies Soufre en début de cycle, aération, taille.
    Pucerons Feuilles gaufrées Surveillance, Flipper, bandes fleuries.
    Acarien / thrips Taches / décoloration Bassinage, 2 aspersions × 5 min par jour en chaleur.

    Rentabilité indicative

    • Rendement : ~8,3 kg/m²
    • Prix de vente : 3,50 €/kg
    • Produit brut estimé : ≈ 29 €/m²

    Les bandes fleuries en maraîchage bio

    Les bandes fleuries sont un levier agroécologique efficace pour favoriser les auxiliaires de culture, améliorer la biodiversité fonctionnelle et contribuer à l’équilibre sanitaire des parcelles. Bien implantées et gérées, elles participent à la régulation naturelle des ravageurs.


    Espèces conseillées

    Un mélange de fleurs à floraison échelonnée favorise une présence continue d’auxiliaires (coccinelles, syrphes, chrysopes, parasitoïdes, etc.).
    Espèces testées et adaptées en conditions maraîchères :

    • Souci (Calendula officinalis)
    • Achillée millefeuille (Achillea millefolium)
    • Marguerite (Leucanthemum vulgare)
    • Bleuet (Centaurea cyanus)
    • Alysse odorante (Lobularia maritima)

    Implantation

    • Type de plants : mini-mottes de 3 à 4 cm, contenant 3 à 5 graines par motte.
    • Densité : environ 30 × 30 cm, soit 11 plants/m².
    • Semis en pépinière : vers le 15 septembre.
    • Plantation sous abri : autour du 15 octobre.

    💡 Objectif : disposer d’une floraison précoce dès la sortie de l’hiver pour offrir abri et nourriture aux auxiliaires.


    Gestion et entretien

    • Fertilisation : inutile, les espèces sélectionnées sont peu exigeantes.
    • Irrigation : soignée les 15 premiers jours, puis assurée avec les cultures voisines.
    • Désherbage : à prévoir 3 à 4 semaines après plantation.
    • Lâchers d’auxiliaires : possibles en appui si besoin (notamment pour les pucerons précoces).

    Suivi sanitaire et protection hivernale

    • Oïdium : possible sur certaines variétés, sans intervention nécessaire.
    • Protection hivernale : utilisation d’un voile P17 recommandée pour protéger les auxiliaires du froid et favoriser leur maintien.

    Destruction ou maintien

    • Les bandes peuvent être maintenues pour prolonger la floraison et le refuge à auxiliaires.
    • Si la place manque, une culture peut être implantée dès la fin du printemps après destruction.

    En résumé

    Paramètre Recommandation
    Espèces Souci, Achillée, Marguerite, Bleuet, Alysse
    Type de plants Mini-mottes 3–4 cm (3–5 graines/motte)
    Densité 30×30 cm (≈11 plants/m²)
    Semis pépinière 15 septembre
    Plantation abri 15 octobre
    Fertilisation Non nécessaire
    Entretien Désherbage à 3–4 sem.
    Irrigation Soignée 15 j puis avec les cultures
    Protection Voile P17 l’hiver
    Durée Maintien ou destruction au printemps

    La conservation de la Patate douce

    La patate douce est une culture tropicale qui ne supporte pas le froid.
    Le tubercule a une peau fine, fragile, sensible aux blessures.

    👉 Récolte
    La récolte doit être manuelle (une arracheuse à patates augmente le risque de blessure), et faite avant que le sol ne soit trop humide ou ne descende en dessous de 10°C.

    👉 Phase de maturation
    La peau s’épaissit et le tubercule s’enrichit en sucres.
    La récolte doit être conservée à 25-30°C, et sous 80% d’hygrométrie pour 7 à 15 jours.
    Attention à bien ventiler l’espace.

    Des alternatives sont possibles :

    • séchage sous tunnel plastique (2 à 3 semaines),
    • entreposage sur couche chaude (2 à 3 semaines aussi).

    Penser à bien éliminer les tubercules mous ou fermentés avant le stockage.

    👉 Stockage
    En chambre isolée et chauffée à 12°C, et maintenue à 70-80% d’hygrométrie (conditions similaires au stockage des courges).
    Autre possibilité : hangar, ou sous tunnel.

    ⚠️ Si la température dépasse 15°C, risque de germination.
    ⚠️ Si la température descend en dessous de 11°C, risque de désordre physiologique.

    (Article de la FRAB Aura)

    Protection anti insectes

    Les filets anti insectes sont aujourd’hui un outil essentiel pour limiter les dégâts des ravageurs tout en réduisant les interventions phytosanitaires. Leur choix dépend du compromis recherché entre niveau de protection et luminosité disponible pour la culture.


    Filet anti-insectes « classique »

    • Maille : 950 × 800 µ
    • Poids : 70 g/m²
    • Coloris : Cristal
    • Référence Diatex : PE30/24.22
    • Durée de vie : + 15 ans
    • Protection efficace contre : altises, mouches mineuses, petites piérides.

    👉 Filet robuste et durable, adapté pour les cultures de plein champ sensibles aux attaques d’altises (choux, navets, radis…).


    Filet Filclimat (climatique + anti-insectes)

    • Poids : 37 g/m²
    • Référence Filpack : Filclimat 37
    • Référence Diatex : F1070
    • Durée de vie : 2 à 4 ans
    • Protection : partielle, ne protège pas contre les altises.

    👉 Filet plus léger et perméable à l’air : bon compromis pour les cultures sous abri nécessitant une protection légère et une bonne ventilation.


    Choisir la bonne maille

    Des filets à mailles plus fines existent (inférieures à 800 µ).
    Ils bloquent une plus large gamme d’insectes (pucerons, thrips), mais leur taux d’ombrage dépasse souvent 25 %, ce qui peut freiner la croissance des cultures, notamment en conditions lumineuses déjà limitées.

    💡 En pratique, il faut trouver un équilibre entre protection et photosynthèse selon les périodes de l’année et la sensibilité des espèces cultivées.


    Le timing des filets

    Le Bulletin de Santé du Végétal (BSV) est un outil précieux pour suivre les périodes de vol des ravageurs et poser les filets au bon moment.
    En cas de doute il est préférable, si le matériel est disponible, de poser le filet dés la plantation ou semis. Il faudra être, dans ce cas de figure, vigilant sur la gestion des adventices car moins visible.
    📰 L’inscription au BSV est gratuite et se fait directement sur le site : https://bsv.occitanie.chambagri.fr/


    En résumé

    Type de filet Maille / Poids Durée de vie Protection Remarques
    PE30/24.22 (Diatex) 950×800 µ / 70 g/m² +15 ans Altises Très durable, bon maintien.
    Filclimat 37 (Filpack/Diatex F1070) – / 37 g/m² 2–4 ans Partielle Meilleure ventilation, pas d’effet anti-altises.

     

    Cercosporiose sur blettes et betteraves

    • Maladie fréquente, favorisée par chaleur + humidité.

    • Symptômes : taches foliaires rondes avec anneau noir (“œil de perdrix”), pouvant dessécher tout le feuillage. Pas d’impact sur les racines.

    • Conséquences : surtout une baisse de vigueur, généralement en fin de culture.

    • Pas de traitement curatif.

    • Prévention :

      • Choisir des variétés tolérantes.

      • Limiter aspersions, réduire densité, contrôler l’enherbement.

      • Retirer feuilles atteintes.

    • Astuces pratiques :

      • Sur blettes d’hiver → couper les feuilles malades (voire à ras), apporter un peu d’engrais et arroser pour relancer la végétation.

      • Foliaires utiles : bore (betteraves) et cuivrol (action fongique).

    👉 Maladie à surveiller surtout en fin de cycle ; gestion préventive et entretien du feuillage = clés pour limiter l’impact.

    Plus d’infos sur cette maladie dans le pdf