La conservation de la Patate douce

La patate douce est une culture tropicale qui ne supporte pas le froid.
Le tubercule a une peau fine, fragile, sensible aux blessures.

👉 Récolte
La récolte doit être manuelle (une arracheuse à patates augmente le risque de blessure), et faite avant que le sol ne soit trop humide ou ne descende en dessous de 10°C.

👉 Phase de maturation
La peau s’épaissit et le tubercule s’enrichit en sucres.
La récolte doit être conservée à 25-30°C, et sous 80% d’hygrométrie pour 7 à 15 jours.
Attention à bien ventiler l’espace.

Des alternatives sont possibles :

  • séchage sous tunnel plastique (2 à 3 semaines),
  • entreposage sur couche chaude (2 à 3 semaines aussi).

Penser à bien éliminer les tubercules mous ou fermentés avant le stockage.

👉 Stockage
En chambre isolée et chauffée à 12°C, et maintenue à 70-80% d’hygrométrie (conditions similaires au stockage des courges).
Autre possibilité : hangar, ou sous tunnel.

⚠️ Si la température dépasse 15°C, risque de germination.
⚠️ Si la température descend en dessous de 11°C, risque de désordre physiologique.

(Article de la FRAB Aura)

Protection anti insectes

Les filets anti insectes sont aujourd’hui un outil essentiel pour limiter les dégâts des ravageurs tout en réduisant les interventions phytosanitaires. Leur choix dépend du compromis recherché entre niveau de protection et luminosité disponible pour la culture.


Filet anti-insectes « classique »

  • Maille : 950 × 800 µ
  • Poids : 70 g/m²
  • Coloris : Cristal
  • Référence Diatex : PE30/24.22
  • Durée de vie : + 15 ans
  • Protection efficace contre : altises, mouches mineuses, petites piérides.

👉 Filet robuste et durable, adapté pour les cultures de plein champ sensibles aux attaques d’altises (choux, navets, radis…).


Filet Filclimat (climatique + anti-insectes)

  • Poids : 37 g/m²
  • Référence Filpack : Filclimat 37
  • Référence Diatex : F1070
  • Durée de vie : 2 à 4 ans
  • Protection : partielle, ne protège pas contre les altises.

👉 Filet plus léger et perméable à l’air : bon compromis pour les cultures sous abri nécessitant une protection légère et une bonne ventilation.


Choisir la bonne maille

Des filets à mailles plus fines existent (inférieures à 800 µ).
Ils bloquent une plus large gamme d’insectes (pucerons, thrips), mais leur taux d’ombrage dépasse souvent 25 %, ce qui peut freiner la croissance des cultures, notamment en conditions lumineuses déjà limitées.

💡 En pratique, il faut trouver un équilibre entre protection et photosynthèse selon les périodes de l’année et la sensibilité des espèces cultivées.


Le timing des filets

Le Bulletin de Santé du Végétal (BSV) est un outil précieux pour suivre les périodes de vol des ravageurs et poser les filets au bon moment.
En cas de doute il est préférable, si le matériel est disponible, de poser le filet dés la plantation ou semis. Il faudra être, dans ce cas de figure, vigilant sur la gestion des adventices car moins visible.
📰 L’inscription au BSV est gratuite et se fait directement sur le site : https://bsv.occitanie.chambagri.fr/


En résumé

Type de filet Maille / Poids Durée de vie Protection Remarques
PE30/24.22 (Diatex) 950×800 µ / 70 g/m² +15 ans Altises Très durable, bon maintien.
Filclimat 37 (Filpack/Diatex F1070) – / 37 g/m² 2–4 ans Partielle Meilleure ventilation, pas d’effet anti-altises.

 

Cercosporiose sur blettes et betteraves

  • Maladie fréquente, favorisée par chaleur + humidité.

  • Symptômes : taches foliaires rondes avec anneau noir (“œil de perdrix”), pouvant dessécher tout le feuillage. Pas d’impact sur les racines.

  • Conséquences : surtout une baisse de vigueur, généralement en fin de culture.

  • Pas de traitement curatif.

  • Prévention :

    • Choisir des variétés tolérantes.

    • Limiter aspersions, réduire densité, contrôler l’enherbement.

    • Retirer feuilles atteintes.

  • Astuces pratiques :

    • Sur blettes d’hiver → couper les feuilles malades (voire à ras), apporter un peu d’engrais et arroser pour relancer la végétation.

    • Foliaires utiles : bore (betteraves) et cuivrol (action fongique).

👉 Maladie à surveiller surtout en fin de cycle ; gestion préventive et entretien du feuillage = clés pour limiter l’impact.

Plus d’infos sur cette maladie dans le pdf

La conservation des courges

Période de séchage : indispensable pour la bonne conservation des courges, permet d’évacuer l’eau de surface, de cicatriser les éventuelles blessures sur le fruit, et de sécher le pédoncule (porte d’entrée des maladies). Cette phase est d’autant plus importante si les fruits ont besoin de maturer : une hygrométrie de 80% sera alors nécessaire pendant la période de séchage.
Récolter par temps sec, ne pas récolter les courges mouillées, essayez de les récolter avant la pluie (elles se gorgeront d’eau). Point important également si les courges sont presque mures en période de sécheresse, elles peuvent éclater avec les premières pluies.

Différentes méthodes de séchage :
  • Stockage pendant 10 jours au chaud (27-29°C), dans une pièce ou un tunnel ventilé.
  • Séchage en champ : pendant 48h, si la météo le permet. Attention cependant, avec les fortes chaleurs de cet été, les risques de coup de soleil étaient accrus.
  • A défaut, laisser sécher deux à trois semaines à l’abri, dans une pièce ventilée.
  • Ne jamais voir de condensation sur les courges
Conservation : lieu sec et ventilé (pour limiter tout risque de pourriture), entre 10 et 15°C à une hygrométrie inférieur à 75%. La luminosité n’a pas d’impact sur la conservation des courges. Le support de stockage n’a pas d’importance non plus : cagettes, claies, palox, au sol sur un carton, … Les courges transpirant beaucoup, l’important est de laisser l’air circuler : ne pas tasser les courges (attention en palox, ne pas excéder 60cm de hauteur de courges), stocker de petites quantités si la pièce de stockage est petite. Rentrez les courges au fur et à mesure pour éviter la saturation de l’air en eau.
Ne pas stocker de courges abimées : coups, morsures, coup de soleil, attaque champignon/bactérie, gelées… Pour aller plus loin un pdf est disponible à droite
L’astuce du maraicher : récupérer la chaleur des groupes des chambres froides. Ils sont ici posés contre la chambre spéciale courges, ils vont ainsi pousser la chaleur extraite de la chambre froide dans la pièce isolée. Un chauffage peut compléter la température si nécessaire. La chambre chaude est de plus équipée d’un déshumidificateur pour atteindre l’hygrométrie souhaitée. Un ventilateur est conseillé pour brasser l’air dans ces chambres.

(Article de la FRAB Aura)

  • 1
  • 2