Boutique en ligne, AMAP, drive fermier, vente aux professionnels… les solutions numériques pour vendre en direct se multiplient et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver.
Ce guide comparatif, réalisé par le réseau FRAB AuRA et la FNAB, passe en revue 9 outils concrets — Kuupanda, Socleo, local.bio, NectarGo, La Ruche qui dit Oui !, Locavor, AmapJ, Cagette et CoopCircuits — pour vous aider à choisir celui qui correspond vraiment à votre situation.
Pour chaque outil, vous trouverez :
son fonctionnement et ses fonctionnalités clés
son coût réel (abonnement, commission, frais cachés…)
ses modalités de paiement et de livraison
l’accompagnement proposé pour la prise en main
Que vous souhaitiez gérer vos ventes en toute autonomie, vous appuyer sur un réseau de distribution existant, ou vendre en collectif avec d’autres producteurs, ce guide vous donne toutes les clés pour faire le bon choix — et potentiellement gagner plusieurs heures par semaine sur votre gestion commerciale.
Cet outil permet d’estimer les apports d’engrais en fonction de la culture et des caractéristiques de votre fertilisation organique. Retrouvez l’outil [ici]
Choix de la culture
Sélectionnez la culture concernée ou choisissez « valeur personnalisée » si vous souhaitez saisir directement vos besoins NPK (kg/ha).
Surface cultivée
Renseignez la surface de la zone cultivée.
Si votre système est en planche + passe-pied, saisissez uniquement la surface réellement plantée.
Intrant principal
Il s’agit de la source principale d’azote (ex : fumier, compost, engrais organique bouchon…).
Renseignez la formulation NPK de l’intrant.
Cet intrant sert à couvrir prioritairement le besoin en azote (N).
Intrant secondaire
Il complète l’apport en potassium (K) si nécessaire.
On peut utiliser par exemple patenkali, korn-kali, sulfate de potassium…
Saisissez la teneur correspondante (ex : 0-0-30).
Cliquez ensuite sur Calculer.
L’outil indique la quantité d’intrant 1 et d’intrant 2 à apporter sur la surface renseignée.
Exemple – Tomate 200 m²
Besoins de la culture :
330 N – 160 P – 680 K (kg/ha)
Soit pour 200 m² :
6,6 N – 3,2 P – 13,6 K (kg/ha)
Paramètres utilisés :
Intrant 1 : engrais bouchon fiente de poule 4-3-3
Intrant 2 : patenkali 30 % K (0-0-30)
Résultat du calcul pour 200 m² de tomate :
Intrant 1 : 165 kg d’engrais 4-3-3
Intrant 2 : 28,8 kg de patenkali à 30 %
Cet outil constitue une aide à la décision et doit être utilisé en complément d’une analyse de sol et du suivi de la culture.
Retrouvez un résumé des articles du MagTech , le magazine technique de l’APABA 2025, à consulter [ici].
Elevage : Autonomie des fermes en Azote – la clef se trouve dans vos fumiers
Le procédé Walter Witte est un compostage anaérobie à froid (moins de 50°C) qui limite drastiquement les pertes de carbone et d’azote par rapport au fumier classique. En tassant le tas comme un silo d’ensilage et en ajoutant des bactéries lactiques, l’agriculteur préserve la valeur fertilisante de ses effluents. Les essais en Aveyron montrent que ce compost est deux fois plus riche en nutriments (Azote, Phosphore, Potassium) qu’un fumier témoin. Cette technique favorise la santé des sols (RedOx) et réduit les besoins en engrais extérieurs coûteux. Le principal défi reste l’accès à la ressource bois (BRF, plaquettes) nécessaire au mélange.
Filière élevage : Installer des maraîchers sur des fermes d’élevage – un potentiel à explorer
L’installation de maraîchers sur des exploitations d’élevage existantes crée de fortes synergies agroécologiques, comme l’accès direct au fumier et au matériel de culture. Cette diversification sécurise l’installation de nouveaux agriculteurs en limitant les investissements initiaux lourds. Pour les éleveurs, c’est une opportunité de valoriser des terres peu exploitées et de diversifier leurs revenus. Les témoignages soulignent l’importance de sécuriser le foncier par bail et de bien définir les responsabilités de chacun dès le départ. L’entraide humaine lors des pics de travail renforce également la dynamique sociale locale.
Maraîchage : Les bandes fleuries en maraîchage biologique
L’APABA expérimente l’implantation de bandes fleuries pour lutter naturellement contre les ravageurs, notamment les pucerons en maraîchage bio. Ces zones servent de refuges et de sources de nourriture pour les auxiliaires tels que les syrphes, les coccinelles et les chrysopes. Des espèces comme le Souci, l’Achillée ou l’Alysse sont recommandées pour leur floraison précoce ou longue. Le choix des plantes est important pour garantir une bonne implantation. Cette stratégie favorise une biodiversité fonctionnelle qui réduit la dépendance aux traitements, même biologiques.
Viticulture : Adapter ses pratiques en viticulture en année chaude
L’article sur la viticulture souligne la nécessité d’adapter les pratiques lors des années particulièrement chaudes pour préserver la qualité des vins. Les techniciens recommandent des ajustements techniques pour limiter le stress hydrique et protéger les grappes d’une exposition excessive au soleil. La gestion de l’enherbement et le travail du sol deviennent des leviers cruciaux pour réguler l’évapotranspiration. Ces mesures permettent de maintenir l’équilibre sucre-acidité indispensable à la typicité des terroirs aveyronnais. L’accompagnement technique est ici essentiel pour anticiper les aléas climatiques de plus en plus fréquents.
Commercialisation : Les circuits courts : L’offre et la demande en Aveyron
L’offre et la demande en circuits courts font l’objet d’une analyse pour optimiser la commercialisation locale. L’étude identifie un besoin croissant en produits maraîchers frais, notamment pour approvisionner la restauration hors domicile (RHD). Les circuits de proximité permettent de capter une meilleure valeur ajoutée tout en renforçant le lien entre producteurs et consommateurs aveyronnais. Cependant, la logistique et la régularité de l’offre restent des défis majeurs pour structurer durablement ces filières. La coopération entre fermes apparaît comme une solution pour mutualiser les outils de vente et de livraison.
Arboriculture : La mirabelle, un fruit doré et sucré
La mirabelle est un fruit emblématique qui trouve toute sa place dans la diversification des fermes de l’Aveyron. Sa culture demande une attention particulière à la pollinisation et au choix des variétés pour garantir une récolte sucrée et abondante. En tant que “fruit doré”, elle représente une opportunité intéressante pour la vente directe ou la transformation locale. Le Mag Tech de l’APABA souligne l’intérêt de cette production pour enrichir la diversité des ateliers de la ferme. Elle s’intègre parfaitement dans une stratégie de résilience face aux aléas climatiques grâce à sa robustesse.
La Mercuriale Occitanie offre aux maraîchers de la région un relevé de prix mensuel fiable pour les fruits et légumes, segmenté par canal de vente : Vente directe, Demi-gros et Magasin.
Pourquoi participer ?
Rejoindre cette action, c’est accéder à une vision claire du marché pour mieux positionner vos produits. En contribuant, vous débloquez des outils d’analyse exclusifs, notamment des graphiques comparatifs (voir exemple ci-dessous) pour situer vos prix de vente par rapport aux moyennes départementales et régionales.
Comment ça marche ? C’est simple et rapide.
Nous savons que votre temps est précieux. Le dispositif a été conçu pour être le moins chronophage possible :
Un rappel mensuel : Vous recevez un mail de saisie en début de chaque mois.
Une interface intuitive : La saisie se fait en quelques clics, directement depuis votre smartphone, aux champs ou au batiment.
Un retour direct : Les résultats consolidés sont publiés chaque mois dans la newsletter.
Plus nous sommes nombreux à participer, plus les données sont précises et utiles pour l’ensemble de la filière bio et locale.
Prêt à rejoindre le réseau ?
Pour participer à cette action et commencer à comparer vos données, contactez moi directement par mail.
Introduction : la cladosporiose, un enjeu majeur sous abris
La cladosporiose (Passalora fulva, races Pf A–E) est l’une des principales maladies foliaires de la tomate sous abris. Elle se développe en atmosphère humide (hygrométrie > 85 %), notamment lors des nuits froides ou en serre mal ventilée.
Elle provoque des taches olivâtres sur le revers des feuilles, entraînant défoliation, baisse de rendement et sensibilité accrue aux coups de soleil et au botrytis. Plus d’informations sur la maladie sur ephytia.fr
La prophylaxie (aération, densité maîtrisée, irrigation au sol) reste indispensable, mais le choix variétal avec tolérance Pf A–E est désormais le levier prioritaire en AB — d’autant plus que les solutions fongicides utilisables sont limitées.
Choisir ses variétés de tomates sous abris
L’objectif : sécuriser le rendement avec des variétés F1 productives, robustes, et tolérantes cladosporiose, tout en tenant compte des résistances complémentaires (TSWV, TYLC, ToBRFV, For, Fol…). Toutes les variétés ci dessous sont disponible en bio (variétés NT dans le pdf), aucune variété population n’a de résistance à la cladosporiose.
Le maraîchage est un métier très physique : un légume peut être porté 6 à 10 fois entre la récolte et la vente (récolte → mise en caisse → déplacement au point de collecte → lavage → re-mise en caisse → stockage → chargement du véhicule → déchargement).
Pour donner un exemple : une production de 18 tonnes de légumes à 2.5 UTH peut vous faire porter entre 43 et 72 tonnes de légumes chacun et par saison !
Optimiser ces flux réduit la fatigue, les troubles musculo-squelettiques et améliore la productivité.
Exemple de chargement de camion en maraîchage biologique.
Organisation des caisses de récolte
La gestion des caisses doit être pensée pour minimiser les manutentions :
limiter les transferts caisse → table → autre caisse ;
travailler uniquement avec caisses empilables et homogènes ;
prévoir des zones dédiées : récolte, lavage, stockage, préparation de commande.
Les gains sont immédiats : moins de port de charge, moins d’allers-retours, plus de régularité dans les flux.
L’importance du bâtiment maraîcher
Le bâtiment maraîcher est le cœur logistique d’une ferme : stockage, lavage, tri, conditionnement et préparation des commandes.
Un bâtiment pensé pour le flux continu (“marche en avant”) permet de garder une bonne circulation des légumes, moins de manutention et donc une économie de temps et d’énergie.
Même avec un budget limité, il est possible de réaménager progressivement un bâti existant, en gardant deux principes :
Limiter les manutentions et rationaliser les déplacements.
Chaque poste doit être évalué : surface nécessaire, ergonomie, hauteur de travail, circulation des caisses.
Bâtiment de stockage
Aire bétonnée
Une aire bétonnée facilite le passage du transpalette ou du diable et le déplacement des palettes jusqu’au véhicule.
Un quai de chargement améliore encore l’efficacité, mais son coût peut être élevé.
Palettes et palox
privilégier des palox de petite taille et des palettes uniformes,
éviter les piles de plus d’un mètre pour garantir la ventilation,
organiser des zones définies : entrée légumes, sortie commandes.
Alternative au quai : la rampe de chargement
Lorsque la construction d’un quai n’est pas envisageable, la rampe de chargement mobile est une excellente alternative.
Avantages :
faible investissement,
utilisable aussi bien pour les livraisons que pour les marchés,
compatible avec diables.
Une rampe longue est plus encombrante et plus difficile à manipuler, mais elle offre une pente plus douce, ce qui facilite grandement les chargements.
Circulation des caisses : diable + mini-palette
L’association diable + mini-palette est l’un des systèmes les plus efficaces pour petites fermes :
les légumes sont posés sur mini-palette dès la sortie du lavage,
le diable assure le transport direct vers la chambre froide,
la même mini-palette est reprise pour le chargement du camion,
aucune recaisse ou manipulation intermédiaire.
Résultat : Diminution du nombre de ports, diminution du temps passé en manutention et réduction des risques de blessures (dos, épaules, poignets).
Retrouvez un document de 2018 “Ergonomie à la Ferme” de l’Atelier Paysan ci contre.
Retrouvez également une vidéo des Jardins de la Valette sur le chargement et déchargement avec le diable au marché.
L’expérimentation Divabio 2025 s’est déroulée chez Guillaume Cavalerie et portait sur des relevés de température de différents paillages hors sol afin d’améliorer la précocité des légumes primeurs.
En 2024, l’expérimentation reposé sur des relevés de température en fonction de différentes couvertures retrouvez le bilan 2024 ici.
Les thermoboutons ont été enterrés en milieu de planche à 10 cm de profondeur. Une sonde « température air » a également été installée dans la serre. L’objectif était de suivre la température sous différents paillages hors-sol.
Le suivi a porté sur de la pomme de terre primeur, variété Jeannette, calibre 25/40, pré-germée 3 semaines au chaud. Le sol a été travaillé au rotavator et la plantation réalisée le 31 janvier 2025. Toutes les modalités ont été couvertes d’un voile P30 (voir photo). La pomme de terre primeur est vendue 5 €/kg en vente directe (marché et magasin de producteurs). Le producteur obtient habituellement 2 kg/m² en début de récolte et jusqu’à 3 kg/m² en fin de récolte.
Les thermoboutons ont été installés le 12/02/2025 et retirés le 16/02/2025. Cinq modalités ont été suivies (voir graphique) :
Bâche marron « thermique »
Bâche noire
Toile tissée 130 g
Bâche transparente
Témoin : sol nu
Résultats – Sommes de degrés
Les bâches plastique noire et marron sont les plus chaudes, tandis que la toile tissée est clairement la plus froide. Ordre décroissant :
Noir / Marron : ≈ 33 300 degrés
Transparent : 32 700 degrés
Sol nu (témoin) : 31 900 degrés
Toile tissée : 30 300 degrés
Température air serre : 29 600 degrés
Moyennes de température
Les moyennes sont proches entre modalités, sauf pour la toile tissée qui se rapproche de la température air :
Noir / Marron : 15 °C
Transparent & Sol nu : 14,5 °C
Toile tissée : 13,75 °C
Air serre : 13,43 °C
On observe sur la courbe que la bâche transparente était plus chaude en février, puis a progressivement baissé pour rejoindre les autres modalités.
Observations agronomiques
Bâche transparente : ne contrôle pas les adventices. La pomme de terre pousse parfois entre bâche et sol → nécessité de repasser manuellement pour guider les feuilles dans les trous.
Toile tissée : retard thermique net. Sur les photos du 18 mars, les plants sont plus trapus, moins filants, mais avec un stade légèrement en retard.
Rendements
Malgré les différences de températures, aucune différence notable n’a été observée en précocité ou en rendement. Les modalités se sont rattrapées et un rendement global d’environ 3 kg/m² a été obtenu.
Le soufre est essentiel, il peut aussi acidifier des sols alcalins et améliorer la disponibilité des nutriments — à condition d’être utilisé au bon moment et sous la bonne forme.
Attention : une analyse de sol est obligatoire avant de réaliser un apport.
Exemple d’application (Soufre + Bentonite)
Dosage (par an) :
jusqu’à 80 kg/ha avec un pH >8
50-60 kg/ha avec un pH>7.5
Apporter le soufre sur toutes les surfaces plein champ et sous abris (y compris les passe pied)
Attention : Il s’agit ici d’exemple d’application, l’apport de soufre doit se faire sur appuie d’une analyse de sol et d’un technicien.
Quand l’apporter ?
Automne (octobre) pour le soufre élémentaire. Pas au printemps.
Minéralisation lente : le sulfate serait disponible en août (peu utile).
La transformation consomme de l’eau (compétition en été).
Par chaleur + sol sec : volatilisation (SO₂) → pertes.
Sclérote pouvant survivre plusieurs années dans le sol
Le sclérotinia est une maladie fongique sur haricot sous abri comme en plein champ, particulièrement en milieu frais, humide et peu ventilé. Il se conserve dans le sol sous forme de sclérotes (organes noirs très résistants), pouvant survivre plusieurs années.
Symptômes à observer
Flétrissement brutal de tiges ou rameaux
Mycélium blanc cotonneux sur collet ou tiges
Sclérotes noirs visibles dans les tissus nécrosés ou sur sol
Progression rapide par contact plante à plante
Facteurs favorisants
Humidité élevée, condensation, irrigation par aspersion
Densité excessive → manque d’aération
Résidus infectés laissés au sol
Rotation courte avec espèces sensibles (salades, carotte, betterave, courges…)
Gestion et prévention
Levier
Actions recommandées
Hygiène
Arracher et sortir les foyers avec motte — ne pas composter
Ventilation
Aérer serre, éviter excès de feuillage (espacement / taille)
Irrigation
Favoriser goutte-à-goutte, éviter l’aspersion
Rotation
5–6 ans sans cultures sensibles sur la zone contaminée
Couvert du sol
Éviter trop d’humidité piégée (bâches non perforées, etc.)
Bio-contrôle
Possible usage de Coniothyrium minitans sur zones à risque